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Quelle place pour les piétons !!!

Vendôme RN10 une traversée en deux temps

Que faire ? 10 Mesures simples pour lutter contre l'insécurité routière
Changer rapidement de cap quelle que soit la nouvelle équipe municipale, quelle que soit la couleur politique.

L'urgence dépasse le cadre des clivages traditionnels. Evitons les campagnes ethétiques("sensibilisation des ainés")("permis piétons")("SAM") pour une politique effective.

- Déployer des radars, y compris mobiles, sur les grandes artères de l'agglomération. Pourquoi ne pas envisager des "leurres" (comme en Grande Bretagne ou en Suisse) ?

- Adoption du code de la rue (priorité du plus faible par rapport au plus fort, création des "zones de rencontres" (entre la "zone 30" et la voie piétonne), double sens cyclable (Rue Leclerc, Rue du 18 juin, rue du Palais), élargir la priorité au piéton qui s'approche d'un passage comme en Angleterre ou dans les pays scandinaves.)

- Un aménagement cyclable cohérent; complet et logique sur l'ensemble de l'agglomération.

- Un audit de la signalisation pour faire disparaitre les panneaux en surnombre (Avenue Gambetta)

- Des trottoirs à requalifier effectivement, à mettre aux normes.

- Un Plan de modération de la vitesse avec adoption de Zone 30 sur tous les quartiers scolaires (environ 300 m autour de chaque école et 400 m autour de chaque établissement). (Et pas uniquement des panneaux..et pas seulement en centre-ville)

- Des Plans de Déplacements d'Entreprises (PDE) pour les bassins d'emplois (Zone industrielle - Hôpital - centre administratif de Blois)

- Respect de la loi tout simplement.. Il faut montrer la volonté d'appliquer les règles existantes et faire disparaître les "indulgences".

- Développer les transports en commun. (Priorité au bus sur les grandes artères, comme à Tours) et pourquoi pas des parkings relais avec mini-bus gratuits comme à Dijon ?

- Améliorer la formation des forces de l'ordre pour leur faire prendre conscience des enjeux.
Il y a urgence, Il en va de la crédibilité de notre démocratie. Rendons la plus belle.

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Cet article est également consultable sur
http://bougezautrementablois.over-blog.com avec des liens en date du 6 décembre 2007


Rue d'Artois à Blois, des véhicules en infraction toutes les semaines...

Priez pour nos pauvres piétons
NR du 13 Janvier 2005

« Dans la NR du 29 décembre,un lecteur s'insurge contre les conducteurs qui garent leurs autos sut les trottoirs, gênant par ce fait les utilisateurs naturels que sont les piétons. Ce phénomène devient une calamité contre laquelle les pouvoirs publics n'interviennent pour ainsi dire jamais. Il est permis de se demander pourquoi.
La police a d'autres chats à fouetter ; les maires ne veulent pas déclencher l'ire de leurs administrés et s'exposer aux représailles... électorales.
«Ce refus de faire respecter la loi est gros de conséquence; outre qu'il contraint les piétons aux risques physiques, il banalise les comportements d'infraction. On ne peut
pas déclarer sans cesse, la main sur le cœur inoxydable du civisme, que la loi est bafouée et, dans le même temps, se dispenser d'agir dans des situations simples.
«Comme pour les excès de vitesse, il sera difficile de faire reculer les excès de stationnement sur les trottoirs sans une politique volontariste et impopulaire.
«Ajoutons qu'un nouvel élément est à prendre en compte dans cette capitulation de l'autorité :la colonisation faut ou partie de la journée des trottoirs par les conteneurs
de déchets, Décidément, pauvres piétons!»


Blois 2 un piéton venant du centre commercial


Jeudi 12 novembre 2009
Le blues du riverain

Souffrance dans l’indifférence générale

Les riverains ont le blues. Cette assertion est portée comme vérité et toute déclaration ultérieure doit être prise comme élément supplémentaire à charge pour la conforter.

S’il est une actualité qui fait débat, c’est bien la maltraitance. Si la maltraitance des riverains n’occupe pas encore l’espace médiatique, la brutalité des véhicules incontrôlés à laquelle ils sont confrontés nuit et jour les mine. Les appels de détresse lancés aux administrations responsables restent sans véritable réponse, venant ajouter à leur désarroi psychologique. A chaque démarche, ce constat amer, terrifiant : la légitimité et les pouvoirs ne coïncident plus.

Le mille-feuille territorial, il y a bien longtemps que les riverains l’ont croqué en se cassant les dents : accumulation d’échelons administratifs, du maire à l’Etat, les couches intermédiaires ne s’empilant pas, mais se défaussant plutôt les unes sur les autres. Quant à nos parlementaires, ils ont été bien trop occupés, ces derniers temps, par la polémique des plaques d’immatriculation, pour se soucier de la souffrance des riverains. Notre démocratie aurait-elle atteint un degré de déréliction et de superficialité tel qu’elle en viendrait à renoncer à ses propres exigences ?

Les riverains maltraités entendent, de façon récurrente, les élus locaux clamer une compétence liée à une parfaite connaissance de leur territoire. Quel est l'instrument utilisé pour mesurer les affres des parents redoutant le retour de leurs enfants sur des routes étroites sans trottoir en agglomération ? Savent-il que le riverain n’a pas droit à l’erreur, quand il veut démarrer, sans perception du véhicule trop rapide qui arrive droit sur lui, suite à une absence d’aménagement ou de signalisation. Savent-ils le danger des accotements herbeux glissants en agglomération quand ils doivent esquiver un véhicule roulant à trop vive allure au milieu de la chaussée ? Savent-ils le danger des camions n’ayant pas le temps de freiner en agglomération ?

source: http://www.benoitpare.com/

Quant à l’argument de la proximité mis en avant par les élus communaux, il est le contre-exemple qui tue en matière de sécurité routière. On connaît en Loir et Cher certaine commune dévoyant les panneaux de signalisation, incitant à aller encore plus vite, résurgence d’une société de consommation incapable de se convertir en société de considération.

Pour Napoléon, le bonheur des Français date de l’instauration d’une administration départementale. Les riverains aimeraient bien eux aussi, sans forcément goûter au bonheur, connaître une quiétude bien légitime chez eux, au vu des taxes acquittées, alors que bruit et danger de la route les contraignent souvent à ne pas occuper une partie de leur résidence.

Les axiomes frelatés de la modernité et de l’économie pour justifier l’incurie des déplacements ne font plus illusion. La hausse des taxes locales pour encore moins de sécurité est d’une arrogance insoutenable. Le blues du riverain c’est ce constat d’abandon, d’inertie, de pourrissement, poussant les plus déterminés à entrer dans l’illégalité, bricolant de faux radars, au risque de payer une amende.

La récession vient de nous démontrer la vulnérabilité du « moi je » et le danger des attitudes individualistes. Les riverains, eux, vivent déjà sur le principe de l’agglomérat et du réseau, des combinaisons de vie qui se « pluggent » les unes aux autres comme dans un jeu de construction. Ils ont envie de recréer du lien et du partage et prêts à pardonner aux chauffeurs brutaux égoïstes qui mettent leur vie en péril. Pour cela, nos gouvernants sont-ils prêts à ne plus accumuler les petits renoncements en matière de sécurité routière, à définir de nouveaux modèles et non plus persévérer dans leur vision archaïque de domination de la voiture, contresens total de la réalité.

Témoigner un peu de compassion aux riverains ce serait une traversée de la totalité des agglomérations en zone 30. L’interdiction des camions dans des rues étroites et sans trottoir, ce serait presque une assurance-vie .


Blois - boulevard Eugène Riffault

 Quelle place pour les usagers vulnérables ?

Blois rue Lavoisier ! le même scénario toutes les semaines



Blois - rue de la mare !

violenceroutiere41 at free.fr
10/11/03